{"id":748,"date":"2017-04-01T04:57:22","date_gmt":"2017-04-01T01:57:22","guid":{"rendered":"http:\/\/melindatrochu.com\/?p=748"},"modified":"2017-04-17T05:06:12","modified_gmt":"2017-04-17T02:06:12","slug":"texte-denendeh-terre-de-11-langues","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/melindatrochu.com\/?p=748","title":{"rendered":"Texte &#8211; Denendeh, terre de 11 langues"},"content":{"rendered":"<p><strong>Un article publi\u00e9 au printemps\/\u00e9t\u00e9 2017 par <a href=\"http:\/\/edition.atelier10.ca\/nouveau-projet\">Nouveau Projet.<\/a><\/strong><\/p>\n<p>***<\/p>\n<p>En plus de l\u2019anglais et du fran\u00e7ais, neuf langues autochtones officielles sont reconnues aux Territoires du Nord-Ouest (TNO). Pour cette terre\u2014Denendeh\u2014d\u2019environ 45 000 habitants, cela parait fou. Le chipewyan, le cri, le gwich\u2019in, l\u2019inuinnaqtun, l\u2019inuktitut, l\u2019inuvialuktun, l\u2019esclave du Nord, l\u2019esclave du Sud ou le t\u0142\u0131\u0328 ch\u01eb qu\u2019on\u00a0entend ici appartiennent aux langues d\u00e9n\u00e9es,\u00a0inuites et algonquiennes\/cries.<\/p>\n<p>Elles v\u00e9hiculent une culture, mais \u00e9galement des traumatismes. Madelaine Pasquayak, professeure de t\u0142\u0131\u0328 cho, parle d\u2019une toute petite voix lorsqu\u2019elle se rem\u00e9more le pensionnat autochtone\u00a0qu\u2019elle a rejoint \u00e0 l\u2019\u00e2ge de cinq ans, \u00e0 Fort Smith.<\/p>\n<blockquote><p><em>\u00abIl \u00e9tait interdit de parler notre langue.\u00a0Mais les nonnes venues de Montr\u00e9al, elles, conversaient en fran\u00e7ais. Pendant longtemps,\u00a0entendre cette langue me ramenait \u00e0 ces mauvais souvenirs. J\u2019ai enfin trouv\u00e9 le chemin de la\u00a0gu\u00e9rison.\u00bb<\/em><\/p><\/blockquote>\n<p>Madelaine insiste : tant que les jeunes Autochtones ne pourront pas trouver un travail dans leur langue, il y a peu d\u2019espoir. La professeure voit disparaitre les ain\u00e9s un \u00e0 un et, avec eux, une partie de cette culture qui repose sur des histoires orales.<\/p>\n<p>Des initiatives existent heureusement pour la prot\u00e9ger. Le gwich\u2019in, par exemple, n\u2019est plus parl\u00e9 que par environ 335 personnes au nord des tno. Une jeune femme, Jacey Firth-Hagen, a lanc\u00e9 une campagne sur les r\u00e9seaux sociaux (#SpeakGwichinToMe) pour sensibiliser le grand\u00a0public \u00e0 la disparition de sa langue. Apr\u00e8s sept ans de travaux, le Gwich\u2019in Tribal Council vient\u00a0quant \u00e0 lui de publier des l\u00e9gendes racont\u00e9es\u00a0par les ain\u00e9s sur YouTube en langue originale,\u00a0sous-titr\u00e9e en anglais.<\/p>\n<p>Dans la lutte pour la pr\u00e9servation des langues,\u00a0les D\u00e9n\u00e9s peuvent compter sur Alessandro Jaker.\u00a0Ce polyglotte am\u00e9ricain enseigne \u00e0 Dettah, une\u00a0communaut\u00e9 reli\u00e9e \u00e0 Yellowknife par une route\u00a0de glace. Linguiste, il apprend aux jeunes \u00e0 lire\u00a0et \u00e0 \u00e9crire dans leur langue natale, ainsi qu\u2019\u00e0 utiliser les caract\u00e8res particuliers sur ordinateur.<\/p>\n<blockquote><p><em>\u00abAujourd\u2019hui, il existe des applications pour t\u00e9l\u00e9phone qui rendent ces langues plus accessibles. Toutes n\u2019en sont pas au m\u00eame stade, bien s\u00fbr, mais je suis tr\u00e8s impressionn\u00e9 par ce qui est fait dans la r\u00e9gion Sahtu, par exemple.\u00bb<\/em><\/p><\/blockquote>\n<p>Dans un Canada qui compte 58 langues\u00a0autochtones, la plupart en voie de disparition, le\u00a0premier ministre, Justin Trudeau, a promis une\u00a0nouvelle loi pour en \u00abassurer la protection et la\u00a0revitalisation\u00bb et donner davantage de moyens\u00a0aux \u00e9coles am\u00e9rindiennes. Aucun d\u00e9tail sur le\u00a0calendrier l\u00e9gislatif n\u2019a pour l\u2019heure \u00e9t\u00e9 fourni.<\/p>\n<p>Les Premi\u00e8res Nations, les Inuits et les M\u00e9tis\u00a0repr\u00e9sentent 4,3% de la population canadienne.\u00a0Leurs idiomes sont les gardiens d\u2019au moins 10 000 ans d\u2019histoire transmise oralement de\u00a0g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration. Ce sont donc des pans entiers de la culture qui doivent \u00eatre sauv\u00e9s d\u2019un oubli irr\u00e9versible.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un article publi\u00e9 au printemps\/\u00e9t\u00e9 2017 par Nouveau Projet. *** En plus de l\u2019anglais et du fran\u00e7ais, neuf langues autochtones officielles sont reconnues aux Territoires&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":751,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[14],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/melindatrochu.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/748"}],"collection":[{"href":"http:\/\/melindatrochu.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/melindatrochu.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/melindatrochu.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/melindatrochu.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=748"}],"version-history":[{"count":3,"href":"http:\/\/melindatrochu.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/748\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":752,"href":"http:\/\/melindatrochu.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/748\/revisions\/752"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/melindatrochu.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/751"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/melindatrochu.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=748"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/melindatrochu.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=748"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/melindatrochu.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=748"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}